10 décembre 2014

Pourquoi je coupe encore les raisins en deux

Notre petit Axel à une bien « mauvaise habitude ».
Il s’étouffe en mangeant.
Pas s’étouffer dans le genre qu’il fait des bulles de jus avec son nez.
Non.
S’étouffer dans le genre qu’il devient mauve.
S’étouffer dans le genre que tu paniques totalement.
Et qu’il te faut faire la manœuvre d’Heimlich.
Parce qu'au final paniquer ne sert à rien.

Sauf que.

Avoir l’impression que ton enfant est possiblement en train de mourir, là dans tes bras, et bien...

La première fois, il avait quelques mois.
La dernière, c’était au début de l’été.
Et il y a eu plusieurs fois entre.
La dernière fois a été la plus intense.
Celle qui a semblé une éternité.
Celle qui a fait en sorte de prendre un rendez-vous d’urgence avec le médecin.
Parce que tes nerfs sont à bouts.
Parce que « Crisse! c’est pas normal de toujours s’étouffer comme ça ».


À chaque repas, on est stressé.
À chaque bruit qu’il fait ou ne fait pas, on s’inquiète.
À chaque petite toux, on s’énerve.


Après une gorgée barytée et une consultation en gastro-entérologie (où tout s’est avéré conforme), nous irons de nouveau à Ste-Justine cette semaine afin qu’Axel subisse des biopsies, question de pousser plus loin les recherches. Avec mon historique d’allergies, il y a une possibilité qu’Axel souffre d’une forme rare d’allergie qui se déclenche directement dans la gorge, au niveau de l’épiglotte, bloquant illico le passage de ce qui s’y trouve. 

C’est l’épiglottite allergique.
Ou peut-être pas.

Axel a déjà subit deux anesthésies générales.
La première à treize mois pour investiguer et retirer une malformation avec laquelle il était né : un kyste branchial.
La deuxième à cinq ans pour le traitement de ses six dents cariées en raison de son hypoplasie de l’émail.
Dans ces deux cas, j’étais extrêmement stressée en raison de l’anesthésie.
Stressée du genre que mon cœur changeait de rythme.
Mais aujourd’hui, j’ai presque hâte.
Hâte de savoir s’il y a une raison à tout ça ou seulement beaucoup de malchance…

Et c’est pourquoi je coupe encore les raisins en deux.




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