26 novembre 2014

Zéro déchet

Je vous en avais rapidement parlé, dernièrement j'ai lu le livre Zéro déchet de Béa Johnson. Je connaissais déjà son blogue Zero Waste Home et les grandes lignes de son mode de vie, mais j'ai découvert avec le livre toute la philosophie derrière ce mouvement.



La prémisse est fort simple: simplifier sa vie en réduisant ses déchets. Mais dans les faits, ce qui impressionne c’est que sa famille de quatre ne produit qu'un seul (oui, vous avez bien lu qu’1-one-uno-ein-en-unum…) kilo de déchets par an! Sans être un idéal ou un but à atteindre pour moi, ce que j’ai le plus aimé de ma lecture c’est de comprendre sa démarche et sa réflexion face à nos habitudes de consommation. Il faut savoir qu’avant de vivre de cette façon, sa famille vivait l'autre extrême, c'est-à-dire la grande maison en Californie, le 4x4, le gros rythme de vie, la surconsommation.

De notre côté, nous vivons déjà dans une petite maison, recyclons et compostons, achetons souvent de seconde main, utilisons des matériaux recyclés lorsque possible pour nos rénovations, bref, nous sommes conscientisés. Pas parfaits... mais tout de même moins pires que certains... mais quand même pires que d’autres. Je dirais que nous nous situons au niveau du parfaitement imparfaits!

MAIS, il est TOUJOURS possible de faire MIEUX.

Le but du mouvement Zéro Déchet n’est pas seulement de ne pas produire de déchets, mais bien d’évaluer la nécessité de chacun de ses achats et de ses possessions. De manière globale, il s’agit de se questionner en amont pour éviter la consommation vide de sens. Parce qu’honnêtement, il n'est pas rare de préférer combler nos envies plutôt que nos réels besoins...
 
Les 5 principes du Zéro Déchet

Le livre donne des trucs et des exemples concrets pour déjouer toutes nos fausses excuses (manque de temps, de moyens, de ressources, etc.). Tout y passe, Béa a pensé à tout (Ça va Béa si je t’appelle comme ça par ton p’tit nom?... Des fois qu’elle me lirait!), s’est renseignée sur tout. Mais n’ayez crainte, le ton n’est pas moralisateur. Béa dit elle-même « C’est à chacun de déterminer son degré d’implication. L’important c’est de trouver l’équilibre». Et ça, ça me plaît. Car je n’aime pas me faire convaincre. Que l’on m’explique, me suggère ou me propose, oui! Mais que l’on veuille m’imposer une façon de penser ou de faire… argh!!
  
Toujours est-il qu’au lendemain (littéralement) de ma lecture, j'ai décidé de commencer l’élagage de nos avoirs. Après dix ans dans la même maison, nous avons inévitablement accumulé un tas de trucs qui nous sont, au final, plus au moins utiles. Bien que ce soit quelque chose que je fais régulièrement, cette fois-ci j'ai abordé le désencombrement sous un nouvel angle grâce à ma lecture.

J'ai donc commencé par quelque chose de facile: les jouets des enfants. HA!

Avant je disais aux enfants "On fait le ménage des jouets. Placez dans ce sac ce que vous ne voulez plus". Inévitablement, le sac restait à moitié vide. Puis, j’ai eu cette réflexion. Le fait de préciser une quantité de jouets à garder ou encore un volume (ex: "vous avez droit à 2 bacs de jouets"), rendrait sûrement la demande plus claire. J'ai donc immédiatement testé la chose sur les principaux concernés et leur ai dit de chacun se choisir trois toutous, que TOUS les autres iraient aux plus démunis. Ils ont négociés pour quatre chaque, ce qui m'a démontré ceux auxquels ils tenaient véritablement. Et c’est comme ça que deux sacs de toutous sont partis... Ciao! bye! adios! accumulateurs de poussière.

Et en bonus, c’est réglé pour les cadeaux de Noël des cousins qui trouveront deux gros sacs de Lego sous le sapin (ne vous en faites pas, ils ne lisent pas mon blogue…), car en continuant de faire le tri, les enfants ont acceptés de donner TOUS leurs Lego. Surtout que je leur ai dit qu’avec la valeur de ces Lego ont aurait pu aller en Floride cet hiver. Maman cruelle que je suis! N’empêche que j'ai trouvé un précieux argument lorsqu'ils vont me demander de leur acheter des gogosses la prochaine fois: "Les cocos, c'est ou la bébelle ou aller voir mamie et les palmiers... pensez-y bien!". Et personnellement, je ne m'ennuierai jamais, au grand jamais, de marcher pied nu sur ti-cr!$$ de morceau de Lego.

Fière de mes résultats, je suis donc passé à une autre section: les produits de beauté. OMG! J'en avais tellement plus que je ne pensais. Comme je suis en train de passer aux produits bios depuis quelque temps, j'avais plein de produits entamés mais qui ne m'interpellaient plus. Je ne voulais pas les jeter, ce qui n'est pas tellement plus écologique. La solution m'est venue directement de ma charmante stagiaire É. au travail, qui s'est portée volontaire pour me débarrasser de tout ça! Elle et sa sœur en profiteront allègrement et moi je profiterai de l'espace ainsi libéré. Ah! le bonheur de donner.

Je trouve le moment favorable pour ce genre de tâche. J'aime à penser que certains de mes objets jadis aimés, pourront se retrouver sous le sapin de moins fortunés, avec une petite pensée spéciale aux enfants... Mais il me reste beaucoup à faire. Heureusement, j'ai trouvé ce pratique aide-mémoire à télécharger pour m'aider dans mon grand désencombrement. 



Et vous, vous êtes dans (ou avez fait) ce genre de réflexion? Des conseils à me donner? Des témoignages?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire